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La rubrique Technique
RESTAURER SA MUSTANG |
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| Deuxième
étape : Le démontage
Un premier état des lieux vous aura permit d'effectuer
une première estimation des travaux à réaliser
et aura déterminé le choix de restaurer ou non votre
Mustang. Cette restauration passant par un démontage partiel
ou total, veillez à bien choisir votre emplacement, en
vous assurant que vos mouvements ne sont pas entravés.
Les pièces que vous démonterez ne devront en aucun
cas joncher sur le sol, au risque d’entrainer un accident.
Assurez-vous de la bonne stabilité de votre avant son démontage,
il en va de votre sécurité !
Prenez soin d'identifier les pièces au fur et à
mesure du démontage, puis stockez-les consciencieusement.
La rigueur à laquelle vous vous astreindrez s'en trouvera
récompenser par le temps précieux que vous gagnerez
lors du remontage.
Troisième étape : L'inspection
A l'issu du démontage, vous serez en mesure d'inspectez
votre Mustang en détail.
Effectuez cette inspection sérieusement afin de pouvoir
quantifier et planifier le travail que vous aurez à réaliser.
Nos Mustang ne vieillisse pas toutes de la même manière,
toutefois les points de contrôles suivants sont commun à
toute les Mustang en cours ou attente de restauration : Les planchers,
principalement ceux situés à l'avant, ont tendance
à se perforer au niveau de la jonction du panneau pare-feu.
Les ailes arrière servant souvent malgré elles de
réceptacle à l’eau de pluie, sont également
sujettes à la perforation, surtout si les évacuations
ont été bouchées ou sont inexistantes. Vérifier
l’absence de fibre de verre dans ces zones, trop souvent
utilisé pour cacher la misère. Les cheminées
d'aérations situées sous la planche du tableau de
bord peuvent également présenter des traces de corrosion.
L’eau qui s'introduit par les grilles d'aération
à l'aplomb du pare-brise peut provoquer des altérations
à proximité des évacuations. La baie de pare-brise
et de lunette arrière si elles sont perforées peuvent
altérer les montants avant et (ou) arrière, ainsi
que des montants de pavillons. Les bas de caisse, le dessous de
caisse et les longerons peuvent être altérés
si l'auto a séjournée sur un terrain humide, ce
n'est généralement pas les parties les plus touchés.
Certains aspects de la carrosserie pourront vous paraitre suspecte,
poussez votre investigation, peut-être mettrez-vous en évidence
une perforation qui aurait été masquée par
la rouille, du mastic, ou encore de la fibre de verre.
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Aperçu du plancher côté
conducteur, celui-ci est fortement
corrodé et perforé par endroit. |

Les montants arrière, et la baie de lunette
sont à remplacer.
La planche arrière a déjà été retirée. |
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Aperçu du tunnel d'arbre et de pont ne présentant
pas de dégâts apparents. |

Passage de roue et coffre dont le Blackson
sera à retirer. |
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Si l'auto vous paraît
saine, il vous reste à passer au décapage, les couches de peinture
et de Blackson pouvant masquer la rouille, qui même superficielle
doit être traitée par une action durable. |
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Aperçu du plancher après décapage
du Blackson.
Celui-ci nécessitera quelques réparations malgré
son aspect correct. |
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Quatrième étape :
Le décapage
Le décapage du Blackson peut s'effectuer à l'aide
d'un chalumeau à gaz ou d'un décapeur thermique, ou encore avec
un décapant chimique. Le décapage thermique, plus
radicale que le chimique, est à réserver exclusivement
aux planchers et dessous de caisse, les panneaux de tôle
moins structurés risquant de se déformer sous l'action
de la chaleur. Le décapage étant terminé, la tâche suivante
consiste à se débarrasser de la rouille. La rouille
se présente sous plusieurs formes : La fleur de rouille,
la plus facile à traiter, apparaît souvent sur la tôle saine par
l'action de l'humidité. Pour la retirer, un papier de verre fin
suffit. La rouille superficielle, plus récalcitrante que la précédente,
nécessite l'utilisation d'une brosse acier ou téflon montée
sur une perceuse, et lorsque cela est possible par sablage.Il
est également possible dans certain cas d'utiliser un dérouillant
chimique à base d'acide phosphorique, très efficace
à condition que la température ambiante ne soit
pas inférieure à 20°C. La rouille perforante
se caractérise quant à elle par un cloquage de la peinture
avant de venir perforer la tôle. Pas d'autre solution que de découper
la partie corrodée pour la remplacer par une pièce
savamment formée constituée de tôle neuve,
voir remplacer l'élément entier selon la nature des dégâts. Vous
pouvez également en cas de petite perforation, après élargissement
de la zone corrodée, avoir recours à l'étain pour le rebouchage.
Evitez dans tous les cas de reboucher les trous avec du mastic
ou fibre de verre, car l'action de la rouille est irrémédiable
sans un traitement approprié, ou ablation des zones où la rouille
est devenue trop présente. Vous serez seul juge pour décider des
actions à entreprendre, mais sachez tout de même qu'il est plus
facile d'intervenir durant la phase de restauration, que lorsque
que votre véhicule roulera. La rouille vous l'aurez compris, est
un véritable fléau, la hantise de tout collectionneur soucieux
de conserver son auto en bon état. |
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Dernière
mise à jour le 31/07/2009 |
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